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19 février 2019
Soldes d’hiver 2019 : le bilan

Les soldes d’hiver 2019, qui commence le 9 janvier 2019, et elle sont sur le point de se terminer. Dès le départ, les commerçants ont fait face à de nombreuses inquiétudes. Étaient-elles justifiées ? Quel est le bilan cette année ?

 

Un contexte compliqué

 

Cette année, leur durée totale a été de 6 semaines. Ce sera probablement la dernière année : la loi PACTE, votée en première lecture à l’Assemblée nationale le 9 octobre 2018, se discute en ce moment même au Sénat. Le communiqué de presse du Ministère de l’Économie et des Finances du 27/09/2018 annonçait :

 

« Les périodes de soldes seront réduites de 6 à 4 semaines. Et leurs modalités de fixation seront modifiées afin de concentrer les réductions de prix sur un temps plus court et ainsi de renforcer leur impact. Aujourd’hui, le résultat des soldes est en baisse. Pourtant, elles constituent un enjeu majeur pour les commerçants, puisque 21% de leur chiffre d’affaires dans l’habillement est réalisé pendant cette période »

 

Outre une durée jugée comme trop longue. Les soldes ont dû faire face à un contexte difficile en cet hiver 2019 avec notamment le mouvement des « gilets jaunes ».

 

La période des soldes d’hiver 2019 était pourtant très attendue par les commerçants pour compenser un recul moyen de 25% en un an sur l’année 2018. Tous secteurs confondus. Agnès Pannier-Runacher, secrétaire à l’Économie, déclarait le 22/12/2018 à BFM TV, « Les commerçants qui ont des produits périssables sont les plus touchés parce qu’ils ne pourront jamais se rattraper sur leur marchandise ». La Fédération du Commerce et de la Distribution estime que ces pertes pour le commerce de détail représentaient près de 2 milliards d’euros pour la fin 2018.

 

Cette grande quantité d’invendus couplée avec le fait que tous les ans, près de 40% des ventes sont réalisées la première semaine des soldes d’hiver, ont conduit à un accroissement des ventes privées et réductions avant les soldes. Six semaines de soldes étant déjà une période considérée comme trop longue. Ces promotions pré-soldes étalent encore davantage les réductions de prix.

 

2019, un bilan mitigé

 

Les chiffres de la participation à ce grand rendez-vous sont décroissants depuis quelques années. 61% des Français investissent les boutiques en 2016 contre 57% en 2017 et 54% en 2018. Pour faire face à ce contexte difficile, de nombreuses préfectures avaient autorisé l’ouverture des magasins le dimanche. Pourtant, en 2019, la tendance ne s’est malheureusement pas inversée.

 

  • Véritable temps fort des soldes, le premier samedi a enregistré cette année un recul moyen de 40 à 50% de la fréquentation des boutiques physiques par rapport à 2018.

 

  • Selon l’Observatoire économique de l’Institut français de la mode (IFM), les ventes d’habillement, à mi-janvier se replient« d’environ 3,5 % en valeur ». Sur ce même secteur, le mois de janvier s’achève sur un recul des ventes de 1,9 %.

 

  • Selon une étude menée par Procos, la fédération du commerce spécialisé, les pertes moyennes sont estimées à 3,5 % en janvier 2019. Ces résultats diffèrent selon le secteur commercial. Pour Emmanuel Le Roch, délégué général de Procos : « Nous constatons plus d’appétence chez les consommateurs pour tout ce qui est décoration, hifi et électroménager tandis que le secteur textile subit un effet de saturation« .

 

 

L’exception du e-commerce

 

Le e-commerce enregistre de très bons résultats. Et ce dès le début des soldes 2019 avec un pic de ventes à 92% le premier jour, tous secteurs de vente au détail confondus. Ce chiffre illustre une progression de +13% par rapport à l’année dernière. Dès cette première semaine, les ventes sur smartphone et tablette augmentent de 41% par rapport à la première semaine de janvier 2018. Les ventes depuis un ordinateur, sur cette même période, augmentent aussi,  mais plus légèrement : +0.4% par rapport à la première semaine des soldes d’hiver 2018.

 

Les commerçants de boutiques physiques sont conscients que cet essor d’internet a des répercussions directes sur leurs ventes. 73 % d’entre eux déclarent que les ventes onlines sont une réelle concurrence pour leur activité pendant les soldes (CCI Paris, 15/02/2019).

 

Black Friday vs soldes, le duel

 

Les Français se désintéressent des soldes d’hiver. Alors que le Black Friday n’a jamais eu autant de succès auprès de ces derniers. Cet événement, né aux États-Unis et au Canada, désigne le lendemain de Thanksgiving, soit le dernier vendredi de novembre. C’est le lancement des achats de fin d’années. Avec des réductions importantes proposées en magasin physique durant cette journée.

 

En France, le BlackFriday (littéralement, Vendredi Noir), s’éloigne un peu du concept américain puisque les sites de e-commerce participent aussi à cette opération. Aux États-Unis, les consommateurs doivent attendre le Cyber Monday. C’est-à-dire le lundi qui suit le Black Friday, pour bénéficier de réductions de prix sur internet.

 

L’édition du Black Friday 2018 en France est un réel succès : le nombre de transactions en ligne a augmenté de 84 % par rapport à un vendredi ordinaire (UFC que Choisir, novembre 2018). Selon une étude menée par Webloyalty Panel, cela représente une augmentation de 34% par rapport à 2017 et de 347% par rapport à 2014.

 

En boutique physique, ce rendez-vous est également suivi. En 2018, la moitié des commerçants pratiquaient cette promotion pour la première fois et 59% l’ont mise en place pendant un week-end (CCI Paris, 15/02/2019)

 

Pourtant, certains consommateurs et associations de consommateurs dénonce ce rendez-vous. En 2016, l’UFC Que Choisir recense des milliers de prix de produits high-tech pour mettre en avant le fait que durant le Black Friday, les rabais pratiqués sont en moyenne très faibles (- 0,8 % sur les smartphones, – 0,3% sur la catégorie lave-linge…).

 

Ainsi, la redondance des promotions durant toute l’année avec des promotions faibles pourrait nuire aux « vraies » soldes.

 

Une tendance à l’épargne

 

La mise en place du prélèvement à la source en janvier 2019 joue un rôle sur le désintérêt des Français quant aux soldes. Inquiets d’une baisse de pouvoir d’achat, nombreux sont ceux qui considèrent cette mesure comme une diminution réelle de leurs revenus. Naturellement, ces derniers vont donc se tourner davantage vers l’épargne.

 

 

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